Lire la courbe de Phillips : chômage et hausse des prix
Document : Observations sur le marché du travail fictif Nomba (source : Données fictives — marché fictif du travail Nomba, série pédagogique) Situation A : taux de chômage : 11 % ; hausse annuelle des prix : 1 %. Situation B : taux de chômage : 8 % ; hausse annuelle des prix : 3 %. Situation C : taux de chômage : 6 % ; hausse annuelle des prix : 5 %. Situation D : taux de chômage : 4 % ; hausse annuelle des prix : 8 %.
Question : Quelle relation de court terme entre le chômage et la hausse des prix la série permet-elle de lire ?
La courbe de Phillips représente habituellement le taux de chômage en abscisse et le taux de hausse des prix en ordonnée. Dans le document, lorsque l’on passe de la situation A à la situation D, le chômage diminue tandis que la hausse des prix augmente. Les points dessinent donc une relation décroissante : à court terme, une activité plus soutenue peut réduire le chômage, mais elle peut aussi accentuer les tensions sur les prix.
Cette relation peut s’expliquer par la demande. Lorsqu’elle augmente, les entreprises vendent davantage et cherchent à embaucher. Les négociations salariales peuvent devenir plus favorables aux travailleurs et les entreprises peuvent relever leurs prix lorsque leurs capacités de production sont davantage utilisées. Une politique de relance doit donc examiner à la fois son effet attendu sur l’emploi et son effet possible sur les prix.
La courbe de Phillips ne fournit pas une règle automatique ni un choix permanent entre chômage et hausse des prix. Les anticipations des ménages et des entreprises peuvent modifier la relation. De plus, un choc qui augmente les coûts de production, par exemple sur les produits importés, peut faire monter les prix tout en réduisant l’activité. Dans ce cas, la courbe se déplace et le compromis devient moins favorable. Il faut donc lire une courbe en tenant compte du contexte économique.
À retenir
- La courbe de Phillips met en relation le chômage et la hausse des prix.
- À court terme, une baisse du chômage peut s’accompagner d’une hausse plus forte des prix.
- Cette relation peut être modifiée par les anticipations et par les chocs économiques.


